4 exemples inspirants de développement durable au Québec

De belles façons de diminuer les répercussions de l'activité économique sur l'environnement, parce que chaque geste compte et que c'est ensemble que nous ferons une différence.

Par Fonds de solidarité FTQ

Fonds de solidarité FTQ

Développement durable. Ces deux mots vous sont certainement familiers, mais que veulent-ils réellement dire? Le développement durable est un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, et ce, tant sur le plan économique que social et environnemental.

Cela veut aussi dire que d'investir dans nos collectivités, nos entreprises et nos projets verts, c'est une initiative qui s'inscrit dans une démarche de développement durable. Au Fonds, on croit à l'importance de créer de la richesse au Québec, de créer, maintenir et sauvegarder des emplois en région et de protéger notre environnement.

Laissez-vous inspirer par les pratiques novatrices qui ont vu le jour ces dernières années grâce à des organismes, à des entreprises et à des gens qui font preuve d'originalité lorsque vient le temps de donner une deuxième vie à quelque chose de totalement inattendu, mais de tellement pratique! De belles façons de diminuer les répercussions de l'activité économique sur l'environnement.

1. Transformer les déchets en carburant

Plutôt que de laisser les matières résiduelles non recyclables terminer leur vie au dépotoir, certaines entreprises ont inventé des procédés ingénieux pour les convertir en éthanol et en méthanol. Ces produits sont ensuite transformés en biocarburants, ce qui permet de réduire la dépendance à l'extraction d'énergies fossiles telles que le pétrole, le gaz naturel et le charbon, tout en réduisant les gaz à effet de serre. Il faut savoir que les énergies fossiles, en brûlant, dégagent beaucoup de particules qui polluent l'atmosphère et que leur quantité est limitée. D'où l'importance de trouver des solutions de rechange.

En créant la plus grande serre de tomates au Québec, les Productions Horticoles Demers ont aussi misé sur le développement durable. L'infrastructure est installée près d'un des plus grands sites d'enfouissement de la province qui génère des biogaz. Ceux-ci servent de carburant pour alimenter des moteurs d'une centrale électrique érigée à Drummondville par les propriétaires du site. Ainsi, la chaleur dégagée par les moteurs est utilisée pour chauffer la serre. Demers n'a donc pas à utiliser des combustibles fossiles pour assurer la température ambiante nécessaire à la culture des tomates, ce qui lui permet d'éviter la production de près de 26 000 tonnes de gaz à effet de serre par année.

Et de l'alcool en désinfectant

De leur côté, les Brasseurs du Nord - Bière Boréale ont plutôt décidé, en réponse à la crise de la COVID-19, d'envoyer leurs bières destinées aux bars et aux restaurants à des distilleries québécoises afin qu'elles transforment l'alcool en désinfectant.

Une expression anglaise dit : « One man's trash is another man's treasure. » Cela pourrait se traduire ainsi : « Les déchets d'une personne sont le trésor d'une autre. » Jusqu'à tout récemment, nous n'aurions pas pu dire que le trésor en question, c'était du biocarburant.

2. Fabriquer des vêtements avec du plastique

Les déchets en plastique sont parmi les plus néfastes pour l'environnement. Le plastique ayant des propriétés très résistantes, il met plus de 400 ans à se dégrader. Les chercheurs ont toutefois réussi à mettre au point des techniques permettant de transformer des bouteilles de plastique et des filets de pêche en matière textile utile dans la confection de vêtements sportifs ou isolants. Ce matériel, reconnu pour être durable et respirant, fait son chemin auprès des manufacturiers de vêtements. La tendance au développement durable touche aussi le secteur de la confection d'accessoires. Par exemple, chez New Look, au Québec, vous pouvez vous procurer des montures de lunettes fabriquées à partir de plastique puisé dans l'océan. Écologique et performant, que demander de plus?

3. Trinquer, une bouteille de bière en verre recyclé à la main

La prochaine fois que vous servirez une bière à vos invités, sachez qu'en plus de leur faire plaisir, vous rendrez peut-être service à la planète. Au Québec, l'ensemble des contenants de verre consignés qui sont rapportés à leur lieu de vente sont nettoyés avec soin avant d'être réutilisés une ou plusieurs fois selon leur état. Et cela est vrai pour les bouteilles de bière, les bouteilles de kombucha, certaines bouteilles de sirop d'érable, etc.

Quant aux contenants et sacs de plastique à usage unique, la Ville de Montréal les bannira peu à peu. Même si cette interdiction ne s'étend pas à tout le Québec, c'est un exemple à suivre.

4. Maximiser l'utilisation des toits urbains

Depuis quelques années, des initiatives voient le jour pour utiliser le plein potentiel des espaces urbains : des projets de culture sur les toits de supermarchés et d'immeubles de bureaux ont ainsi été réalisés, de même que l'installation de ruches qui favorisent la pollinisation des arbres et des végétaux à proximité. Certaines villes poussent même l'audace jusqu'à entamer des projets d'écopâturage en amenant des moutons dans des parcs. Autant de façons de favoriser la biodiversité en faisant une place plus grande aux plantes, aux insectes et aux animaux.

Le Fonds de solidarité FTQ a d'ailleurs décidé de plonger dans l'aventure en prenant soin de quatre ruches installées sur le toit de son siège social. Le miel récolté, représentant 550 petits pots, s'est vendu en quelques heures seulement. La première année, le produit de la vente a permis de participer au projet de développement durable d'une école du quartier Villeray à Montréal. Depuis, on remet chaque année les profits réalisés grâce à la vente du miel à un organisme à but non lucratif.

Si une entreprise d'ici a bien su faire sa place en exploitant les toits urbains pour produire des aliments frais, c'est bien Les Fermes Lufa. Sur le toit d'un immeuble industriel du quartier Ahuntsic-Cartierville, l'entreprise fait pousser des fines herbes, des micropousses, des concombres et des poivrons. À Laval, le toit d'un édifice sert à la production de tomates et d'aubergines. À Anjou, une serre est destinée aux fines herbes, aux laitues et aux verdures. En 2020, elle crée la plus grande ferme urbaine du monde en construisant une serre de 163 800 pieds carrés à Ville Saint-Laurent. En plus de produire des tomates et des aubergines, cette immense serre permet une optimisation énergétique importante : Lufa y recueille l'eau de pluie et de la fonte pour son système d'irrigation et y met en place un système de compostage interne pour réduire les déchets.

On a tous un environnement à protéger

Le Fonds s'investit dans l'avenir de la planète en faisant la promotion des valeurs écologiques qui permettent de réduire son empreinte environnementale. On appuie les entreprises d'ici qui ont le développement durable à coeur, tout comme nous.

  • D'ici 2025, on s'est engagé à réduire de 25 % l'intensité carbone de nos investissements dans les entreprises cotées en bourse.
  • On refuse de financer l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures au Québec.
  • L'épargne au Fonds a permis l'acquisition de 200 000 hectares de forêt afin d'aider à lutter contre les changements climatiques.

 

Cela fait du bien de voir que des organismes, des entreprises et des gens d'ici travaillent fort pour donner une deuxième vie à des objets souvent mal aimés comme le plastique, à des déchets rejetés ou à des toits urbains délaissés. Et il est tout aussi encourageant de savoir que chacun peut contribuer au développement durable, à sa mesure et à sa façon, en gardant en tête les « 3R », c'est-à-dire réduire, réutiliser et recycler. Vous pouvez aussi choisir des aliments et des biens produits plus près de chez vous afin de réduire les kilomètres parcourus, et ce, même si vous les achetez en ligne!

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