L'épargne et les jeunes: entre lucidité et questionnements.

Le Fonds de solidarité FTQ, en collaboration avec Léger, a mené un sondage auprès de 1 506 Québécois âgés de 18 ans et plus. L’objectif: en apprendre plus sur nos habitudes liées à nos finances personnelles.

Première maison, première voiture... Pour les jeunes, la vie est parsemée de premières fois. Par contre, pour passer de l'ambition à la concrétisation de leurs projets, la marche peut parfois être haute! Manque de lucidité ou d'information? Quelle est la taille du défi qui les attend?

Briques, mortier et mise de fonds: combien les jeunes prévoient-ils épargner pour l'achat de leur condo?

Lorsque nous demandons aux jeunes Québécois âgés de 18 à 24 ans la somme qu'ils pensent nécessaire pour la mise de fonds de leur première résidence, 35 % répondent 35 000 $ ou plus, tout comme 22 % des 25 à 34 ans. 15 % des 18 à 24 ans croient que cela prendra entre 25 000 $ et 34 999 $, tout comme 13 % des 25 à 34 ans. 13 % des 18 à 24 ans pensent que cela nécessitera entre 15 000 $ et 24 999 $, tout comme 16 % des 25 à 34 ans. 17 % des 18 à 24 ans pensent que leur mise de fonds nécessitera entre 5 000 $ et 14 999 $, tout comme 24 % des 25 à 34 ans. Enfin, seulement 8 % des moins de 35 ans croient que cela nécessitera moins de 5 000 $.

Si les moins de 35 ans ont souvent la réputation d'être rêveurs, ils ont tout de même une bonne idée de la mise de fonds requise quand vient le moment de devenir propriétaires! D'ailleurs, 70 % d’entre eux envisagent davantage d'acheter leur doux foyer que de le louer.

Outils financiers: les jeunes Québécois s'y connaissent-ils?

En matière de connaissances des produits financiers, 44 % des 18 à 24 ans connaissent le compte épargne, contre 48 % des 25 à 34 ans. En ce qui concerne le REER, seulement 15 % des 18 à 24 ans y sont familiers, contre 26 % des 25 à 34 ans. 23 % des 18 à 24 ans et 31 % des 25 à 34 ans connaissent le CELI. Enfin, que 5 % des 18 à 24 ans sont familiers au RAP, contre 13 % des 25 à 34 ans. Les jeunes Québécois aspirent à devenir propriétaires, mais ils sont peu nombreux à connaître le RAP. Il s'agit pourtant d'un incontournable quand vient le temps d'acheter puisque le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet d'utiliser son épargne REER comme mise de fonds. Matière à réflexion: 5 % d'entre eux connaissent le RAP alors que 3 % disent avoir entendu parler du DCDBD, un acronyme fictif créé pour le sondage!

Visite chez le conseiller financier : à quand remonte la dernière consultation?

Lorsque nous demandons aux Québécois quand est la dernière fois qu'ils ont consulté un conseiller financier, 49 % des 18 à 24 ans déclarent que cela fait plus d'un an, tout comme 48 % des 24 à 35 ans, 51 % des 35 à 54 ans et 46 % des 55 ans et plus.

Tout comme les autres générations, les moins de 35 ans sont assez partagés à l'idée de consulter un conseiller financier... Une simple question de timidité? Il demeure néanmoins que la majorité d'entre eux font plus confiance à leur dentiste, qui est pourtant reconnu comme étant quelque peu intimidant.

Questions financières: vers qui se tournent alors les moins de 35 ans?

Lorsqu'ils ont des questions financières, 38 % des 18 à 24 ans se tournent en premier lieu vers leurs parents, tout comme 19 % des 25 à 34 ans. 19 % des moins de 35 ans se tournent, quant à eux, vers un autre membre de leur famille. Enfin, 20 % des 25 à 34 ans et 14 % des 18 à 24 ans optent pour un conseiller financier. Lorsque surviennent les questions liées à l'épargne et à l'investissement, pour les jeunes, c'est la famille d'abord! Cela dit, qu'est-ce qu'il y a de plus rassurant que la parole sacrée de ses parents? Probablement celle d'Internet! En effet, au cours de la dernière année, 60 % des Québécois de moins de 35 ans y ont recherché du contenu financier.

Cap sur le million: les jeunes sont-ils confiants d'épargner une telle somme pour leur retraite?

Lorsque nous demandons aux jeunes Québécois âgés de moins de 35 ans s'ils sont confiants à l'idée d'épargner 1 million de dollars au cours de leur vie : 44 % déclarent que oui et 56 % disent non.

Le million : la promesse d'une retraite sous les palmiers avec buffet et excursions à volonté? Presque la moitié des moins de 35 ans sont en tout cas positifs quant à la faisabilité d'épargner une telle somme pour leurs jours heureux.

Épargne VS demi-marathon: quelle course les jeunes sont-ils le plus confiants de réaliser?

Lorsque nous demandons aux jeunes Québécois si courir un demi-marathon est plus difficile que d'épargner plus de 5 000 $ par année, 48 % des 18 à 24 ans déclarent que oui, tout comme 43 % des 25 à 34 ans. À l'inverse, 52 % des 18 à 24 pensent qu'il est plus difficile d'économiser plus de 5 000 $ par an, tout comme 57 % des 25 à 34 ans. Course à pied ou course à l'épargne? Les moins de 35 ans ont fait leur choix. Reste qu'au-delà de l'endurance, au même titre qu'un demi-marathon nécessitera un entraîneur, épargner, ça demande un conseiller... D'ailleurs, placer 5 000 $ par année à 3 % d'intérêt, pendant 40 ans = 377 006,30 $. On est loin du fameux million!

Reconnaissez-vous votre couple dans ces constats?

Entre nos projets et nos rêves, la frontière est parfois mince. Lucides, les moins de 35 ans ont une claire volonté de bâtir leur futur. Pour comprendre par où commencer, il leur faut toutefois mieux s'informer et maîtriser les bases de l'épargne personnelle. Un défi tout à fait possible à relever et qui leur permettra peut-être d'épargner 1 million de dollars... avant même de courir leur premier demi-marathon.

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