Portrait vert d'un Québécois typique : quelles actions prend-il pour la planète?

Imaginons un citoyen qui représenterait à lui seul les 8,4 millions de Québécois. Quel serait son rapport à l'environnement? Nous avons mené l'enquête et voici le résultat!

Par Fonds de solidarité FTQ

Fonds de solidarité FTQ

Si on tentait de regrouper toute la population du Québec en un seul et même citoyen représentatif, pour voir comment son côté écolo s'exprime, serions-nous surpris du résultat? Que penserait-il des changements climatiques? À quoi ressemblerait son régime alimentaire? Composterait-il? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de répondre en faisant le portrait robot de cette personne qui nous représente tous!

À l'instar du sondage mené l'an dernier par le Fonds de solidarité FTQ à propos de la relation entre les jeunes et l'argent, l'entreprise se penche cette année sur les Québécois et l'environnement, notamment sur ce qui touche aux habitudes de consommation. Du 11 au 18 mars 2019, un sondage d'opinion a été mené en collaboration avec Léger auprès de 1 002 Québécois afin de vérifier leurs perceptions, leurs comportements et leurs habitudes d'achat.

Ses préoccupations

Les changements climatiques, est-ce qu'il y croit?

Si ce Québécois qui nous ressemble a le regard tourné vers le futur, ce qu'il y voit l'inquiète puisqu'il croit aux changements climatiques. Il affirme même que c'est cet enjeu qui le préoccupe le plus pour les 25 prochaines années.

79 % des gens croient que les changements climatiques représentent un phénomène bien réel, 16 % ont un avis mitigé sur le sujet, 3 % n'ont pas d'opinion et 2 % croient qu'ils n'existent pas.

Ayant à coeur la santé de la planète, il a également d'autres préoccupations, à court et moyen termes. Par exemple, il s'inquiète de la surconsommation, de la pollution par le plastique, des émissions de gaz à effet de serre et de la contamination de l'eau.

Puisque, comme 91 % de la population, il croit que les petits gestes peuvent faire une différence en matière d'environnement, comment s'y prend-il pour adopter des comportements écoresponsables?

Sa gestion des déchets domestiques

Pourrait-il relever le défi « zéro déchet » qui consiste à ne produire aucun déchet pendant un an?

61 % ont répondu non, mais je ferais des efforts pour réduire ma production de déchets, 24 % ont répondu oui, avec des efforts, 11 % ont répondu non, aucune chance que ça arrive, 5 % ont répondu oui, facilement.

Il ne se dit pas encore tout à fait prêt à adopter ce mode de vie, et ce, même s'il connaît de mieux en mieux le concept et qu'il veut faire son devoir en s'efforçant de diminuer la quantité de déchets qu'il produit. Notons qu'il existe plusieurs ressources proposant des trucs et des astuces pour s'initier au « zéro déchet »Attention, ce lien ouvrira un nouvel onglet. graduellement.

À quel moment considère-t-il que recycler demande trop d'efforts?

Comme 58 % de la population, il a intégré le recyclage à ses habitudes. Il recycle d'ailleurs tout, tout, tout, même s'il a parfois des doutes sur la recyclabilité de certaines matières. Par contre, il rechigne un peu à laver les contenants avant de les mettre au recyclage et ça ne le tente pas particulièrement de commencer à trier les matières!

58 % des gens ont répondu qu'ils recyclent tout, 18 % ont répondu que c'est pas toujours clair ce qui se recycle ou non, 12 % ont répondu tant que j'ai pas à laver les trucs, 9 % ont répondu tant que j'ai pas à trier les matières, 3 % ont répondu tant que j'ai pas à sortir les trucs dehors.

Et est-ce qu'il fait du compostage?

52 % des gens ne compostent pas et 5 % de ces gens ne le font pas parce que ça pue, 48 % des gens compostent.

De plus en plus de municipalités offrent un service de collecte de matières organiques ou un programme de subvention pour l'achat d'un bac à compost. Ainsi, s'il ne fait pas déjà partie des 48 % de la population à composter, il pourrait, à terme, changer ses habitudes!

Ses moyens de transport

 

93 % des ménages québécois possèdent au moins un véhicule.

 

Quel type de véhicule possède-t-il?

73 % des gens ont comme véhicule principal une voiture à essence, 17 % un VUS/ VUM à essence, 3 % une voiture hybride, 2 % une voiture électrique, 2 % une fourgonnette et 2 % un camion.

Il possède une voiture à essence, comme la majorité de ses concitoyens, alors que les voitures électriques gagnent en popularité. Près de 50 % des véhicules électriques du Canada sont immatriculés et détenus au Québec!

 

61 % des gens affirment que la principale raison qui les incite à minimiser leur consommation d'énergie est l'économie d'argent plutôt que la réduction de leur impact environnemental.

 

Il fait des efforts pour réduire sa consommation d’énergie, en éteignant la lumière quand il quitte une pièce, en baissant le chauffage lorsqu'il n'est pas à la maison ou, encore, en lavant ses vêtements à l'eau froide.

Mais, y a-t-il autre chose qui influence son portefeuille? Au niveau de son alimentation, peut-être?

Son alimentation

Environ quelle proportion de son épicerie gaspille-t-il chaque semaine?

Il dit ne gaspiller que 10 % ou moins de la quantité totale de son épicerie hebdomadaire, mais les données disponiblesAttention, ce lien ouvrira un nouvel onglet.Attention, ce lien ouvrira un nouvel onglet. indiquent qu'il jetterait en moyenne 183 kg d'aliments chaque année.

62 % des gens ont répondu environ 10 % ou moins, 32 % ne jettent rien, 6 % environ le quart et 1 % environ le tiers.

Que pense-t-il du véganisme?

33 % ont répondu ça m'a sensibilité, mais je continue à consommer des produits animaux, 21 % sont indifférents, 18 % ont répondu que les véganes sont trop intenses, 11 % disent que ce n'est pas réaliste, 10 % n'ont pas d'opinion, 7 % essaient d'être véganes le plus possible, 1 % sont véganes.

Il se dit sensibilisé au véganisme, ce mouvement qui consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation, et ce, même s'il n'a pas adopté ce mode de vie.

En matière de consommation de viande, le plus récent rapport du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, recommande de changer notre régime alimentaire, de diminuer de manière importante notre apport en viande (sans forcément la bannir) et de privilégier les protéines végétales afin de réduire la production de gaz à effet de serre (GES). Vous n'êtes pas prêt à faire le saut vers le tofu? Le poulet reste une solution intéressante pour remplacer le bœuf puisqu'il produit quatre fois moins de dioxyde de carbone.

Au Canada, nous gaspillons plus de nourriture que nous en consommons! Et 47 % des aliments gaspillés au Québec le sont à la maison, ce qui représente plus de 1 000 $ par ménage par année.

À la lumière de notre enquête, quelles conclusions pouvons-nous tirer du portrait vert de ce Québécois?

Il est de plus en plus sensibilisé à la situation environnementale et adopte graduellement des habitudes plus vertes. Il lui reste toutefois du chemin à parcourir, tant sur le plan individuel que collectif afin de limiter l'impact de l'humain sur la santé de la planète. Gardons en tête que c'est tous ensemble que nous améliorerons la situation!


Vous avez envie de vous comparer aux répondants?

Faites le test, comparez-vous aux Québécois et voyez si vos gestes ont autant d'impact que vous le croyez. Découvrez ensuite des conseils pour réduire votre impact, sans compromettre votre qualité de vie!

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