Communiqué de presse

Enquête sur le secteur immobilier au Québec - Les intentions d’achat se maintiennent dans le marché résidentiel - Les 18-34 ans sont encore nombreux à vouloir devenir propriétaires

Chez les 18-34 ans :

  • 46 % ont l’intention d’acheter d’ici cinq ans
  • 69 % aimeraient acheter une maison unifamiliale
  • 81 % obtiennent leur prêt hypothécaire dès la première demande
  • 76 % disposent d’une mise de fonds de moins de 20 % de la valeur d’achat de la propriété
  • 59 % optent pour un terme hypothécaire de cinq ans et 75 % pour un taux d’intérêt fixe

 

Montréal, le 8 février 2019 — L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) et le Fonds immobilier de solidarité FTQ dévoilent les résultats d’une enquête réalisée par la firme Léger. L’enquête, effectuée l’automne dernier, porte sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec. Elle révèle que, malgré le resserrement des règles hypothécaires, la hausse des taux d’intérêt et la hausse du prix des propriétés, 23 % des ménages québécois ont l’intention d’acheter une propriété résidentielle dans les cinq prochaines années.

Les 18-34 ans veulent être propriétaires

Au Québec, la proportion des ménages de 18 à 34 ans ayant l’intention d’acheter d’ici cinq ans atteint 46 %. Motivés par une meilleure qualité de vie, par le fait de devenir propriétaires et par l’investissement à long terme, les « milléniaux » sont encore nombreux à croire en l’importance d’accéder à la propriété.

La maison unifamiliale fait rêver puisque 65 % des ménages prévoyant acheter d’ici cinq ans visent ce type de propriété, une proportion qui atteint 69 % chez les 18-34 ans. Ceux-ci, comme leurs aînés, préfèrent acheter des maisons existantes, perçues comme plus abordables que les constructions neuves. Parmi ceux qui désirent acheter une maison existante, 65 % prévoient la rénover et comptent investir en moyenne 14 500 $ en travaux de rénovation. Les ménages choisissant une maison neuve (20 %) le font parce qu’elles sont livrées clé en main et qu’elles répondent mieux à leurs critères de recherche. Les quatre principaux critères de choix pour l’acquisition d’une propriété sont : le prix, la proximité des services (restaurants, épiceries, commerces, hôpitaux, etc.) et la sécurité environnante, ex-aequo avec la proximité du travail.

La banlieue est attrayante pour les jeunes. À la grandeur du Québec, 53 % des 18-34 ans préfèrent la banlieue, en particulier pour des raisons de prix. Parmi ceux qui ont acheté une propriété entre 2013 et 2018, 74 % ont opté pour la banlieue. En outre, 30 % des 18-34 ans opteraient pour les centres-villes si les prix étaient plus abordables.

Hausse de 2 % des intentions d’achat dans le but de louer

L’enquête montre que 9 % des répondants témoignent d’une intention d’acheter une propriété dans le but de la louer, un résultat en hausse de 2 % par rapport à l’enquête réalisée en 2016. Même si ce sont les 35-54 ans qui ont le plus grand intérêt pour l’investissement dans le but de louer, 9 % des 18-34 ans veulent aussi acheter pour bénéficier des retombées de la location. Cependant, la majorité des ménages (85 %) planifie d’acheter une résidence principale pour l’habiter.

« Le marché de l’emploi est excellent, si bien que, malgré les règles hypothécaires plus strictes mises en place par le gouvernement fédéral et la hausse des taux d’intérêt, l’achat d’une propriété demeure un objectif réaliste pour les jeunes, ce que l’activité record des courtiers immobiliers confirme », souligne Yanick Desnoyers, directeur de l’analyse du marché à la FCIQ. 

Gestion prudente des emprunts hypothécaires

L’étude permet de constater que la majorité des acheteurs gèrent prudemment leur emprunt. L’enquête révèle que 84 % des premiers acheteurs obtiennent un prêt hypothécaire dès leur demande initiale. Quant aux « milléniaux », 81 % se qualifient à leur première demande et seulement 3 % d’entre eux déclarent avoir dû choisir une propriété moins chère parce qu’ils n’ont pas été qualifiés à leur première demande de prêt hypothécaire.

Autre constat, parmi les acheteurs des cinq dernières années, une large part (43 %) réussit à verser plus de 20 % de la mise de fonds nécessaire à l’acquisition d’une propriété, ce qui leur évite de devoir assurer leur hypothèque. La constitution de la mise de fonds demeure toutefois difficile pour les 18-34 ans, puisque 76 % d’entre eux n’arrivent pas à accumuler les 20 % nécessaires. Pour l’ensemble des ménages, les économies personnelles sont la première source de mise de fonds pour 45 % des ménages, suivies par le régime d’accès à la propriété (RAP) pour 30 %. Les dons (9 %) et les prêts (4 %) de membres de l’entourage constituent aussi une des sources principales de la mise de fonds.

« Même si les intentions d’achat sont fortes, dans la réalité, parmi les 18 à 34 ans, seulement un acheteur sur quatre réussit à réunir une mise de fonds de 20 % ou plus et, dans plusieurs cas, c’est grâce à l’aide de ses parents. La mise de fonds est encore un des principaux freins à l’accès à la propriété. L’APCHQ considère que des mesures peuvent être prises afin de permettre aux jeunes familles de réaliser leur rêve d’acheter leur première maison », déclare Paul Cardinal, directeur du service économique de l’APCHQ.

La majorité des ménages (63 %) recourt à un terme hypothécaire de cinq ans ou plus, et 72 % des ménages optent pour une hypothèque à taux fixe. Chez les 18-34 ans, 59 % choisissent un terme de cinq ans et 75 % ont un taux fixe.

La grande majorité des ménages (80 %) ayant fait l’acquisition d’une propriété au cours des cinq dernières années est à l’aise avec son niveau d’endettement. La hausse des taux d’intérêt est toutefois inquiétante puisque 32 % des acheteurs passés déclarent ne pas pouvoir faire face à une hausse de 2 % du taux hypothécaire. La crainte d’une forte hausse des taux d’intérêt augmente chez les 18-34 ans, dont 37 % disent ne pas pouvoir encaisser une telle hausse.

Les 55 ans et plus visent la location

Interrogés sur leur choix d’habitation, 42 % des personnes de 55 ans et plus ayant l’intention de vendre leur résidence principale au cours des cinq prochaines années déclarent viser la location. « C’est une tendance déjà bien présente depuis les dernières années puisque de nombreux retraités cherchent une formule d’habitation comportant moins de responsabilités et plus de services ainsi qu’une facturation “tout inclus” », souligne Normand Bélanger, président-directeur général du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

Autres données en rafale

  • Les trois quarts des ménages qui ont acheté au cours des cinq dernières années ont des paiements hypothécaires mensuels de moins de 1 000 $.
  • La copropriété intéresse surtout les futurs acheteurs de la RMR de Montréal (22 %) et les 55 ans et plus (31 %).
  • 63 % des répondants déclarent habiter à moins de 30 minutes de leur lieu de travail (53 % dans la RMR de Montréal).
  • Parmi les nouveaux propriétaires ayant récemment effectué des rénovations, près du tiers l’a fait pour améliorer l’efficacité énergétique de la propriété.
  • Parmi ceux qui veulent acheter une propriété d’ici cinq ans, la proximité des écoles arrive en 9e position parmi 11 critères :
  1. le prix – 62 %,
  2. la proximité des services (restaurants, épiceries, magasins, etc.) – 36 %,
  3. la sécurité du voisinage – 33 %,
  4. la proximité du travail – 33 %,
  5. l’accès à des parcs et espaces verts – 23 %,
  6. la proximité des parents ou amis – 20 %,
  7. la proximité des transports en commun – 18 %,
  8. la proximité des grands axes routiers – 15 %,
  9. la proximité des écoles – 12 %,
  10. la proximité des garderies – 4 %,
  11. la proximité des cégeps ou universités – 3 %.

 

À propos de l’APCHQ

Fondée en 1961, l’APCHQ est un organisme privé à but non lucratif qui a pour mission de faire valoir et développer le professionnalisme de ses 18 000 entreprises membres réunies au sein de 14 associations régionales. Grâce à son offre de services techniques, juridiques, administratifs et de formation ainsi qu’à ses interventions gouvernementales et publiques, l’APCHQ contribue à ce que ses membres puissent accroître leurs compétences et évoluer dans un environnement hautement compétitif. En outre, à l’occasion du renouvellement des conventions collectives de l’industrie de la construction, l’APCHQ a le mandat de négocier au nom de 14 500 employeurs du secteur résidentiel.  

À propos de la FCIQ

La Fédération des chambres immobilières du Québec est une association à but non lucratif regroupant les 8 chambres immobilières de la province, de même que près de 13 000 courtiers immobiliers membres. Sa mission est de soutenir les chambres immobilières du Québec dans le but de défendre, protéger et promouvoir les intérêts des courtiers immobiliers en offrant des services en matière de pratiques professionnelles, d’affaires publiques et d’analyse de marché. La FCIQ est guidée par une approche axée sur la collaboration et le partage des ressources.

À propos du Fonds immobilier de solidarité FTQ

Créé en 1991, le Fonds immobilier de solidarité FTQ contribue au développement économique du Québec en participant financièrement et stratégiquement à la réalisation de projets immobiliers rentables, créateurs d’emplois et socialement responsables en partenariat avec des leaders du secteur. Il appuie le démarrage de projets immobiliers de toutes tailles et dans toutes les régions du Québec, tant dans les secteurs résidentiels, de bureaux, commercial, institutionnel qu’industriel. Au 31 mai 2018, il comptait 46 projets en développement d’une valeur de 2,9 milliards $, 50 immeubles sous gestion, 2 millions de pi2 de terrain. 76,3 millions $ étaient voués à des projets d’habitation sociale, communautaire et abordable. Le Fonds immobilier est membre du Conseil du bâtiment durable du Canada. fondsimmobilierftq.com  

 

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