Communiqué de presse

Enquête sur le secteur immobilier – RMR de Québec - Des ménages prudents face à l’achat d’une propriété résidentielle

Chez les 18-34 ans :

Intentions d’achat d’ici cinq ans

  • 44 % ont l’intention d’acheter une propriété d’ici cinq ans
  • 84 % veulent acheter une maison unifamiliale
  • 59 % veulent s’établir dans une banlieue

    Achats faits au cours des cinq dernières années

  • 84 % ont obtenu un prêt hypothécaire dès la première demande
  • 32 % ont utilisé le RAP comme principale source de mise de fonds
  • 17 % ont opté pour une copropriété et 83 % pour une maison unifamiliale

 

Québec, le 8 février 2019 — L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) et le Fonds immobilier de solidarité FTQ dévoilent les résultats d’une enquête réalisée par la firme Léger. Cette enquête, effectuée l’automne dernier, porte sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier. Elle révèle que 20 % des ménages de la RMR de Québec ont l’intention d’acheter une propriété au cours des cinq prochaines années, comparativement à 23 % pour la province. Ce sont les 18-34 ans qui manifestent le plus fort désir d’acheter, puisque 44 % d’entre eux prévoient faire un tel achat d’ici cinq ans.

Des ménages prudents qui ont confiance dans leur capacité d’emprunter

Bien que le marché de Québec favorise les acheteurs depuis le premier trimestre de 2015 selon la FCIQ, les ménages semblent encore réticents à passer à l’action. Lors de l’enquête sur les intentions d’achat réalisée en 2016, 24 % des ménages de la RMR de Québec avaient l’intention d’acquérir une propriété sur un horizon de cinq ans. En 2018, ils ne sont plus que 20 % à prévoir faire un tel achat. Parmi les 18-34 ans, la même tendance s’observe. Selon l’enquête 2016, 47 % des jeunes avaient l’intention de procéder à un achat immobilier, alors que, selon l’enquête 2018, ils sont maintenant 44 %. Leur situation financière et personnelle ainsi que la mise de fonds nécessaire représentent les principales raisons qui freinent l’achat.

Toutefois, l’expérience de ceux qui ont acheté au cours des cinq dernières années démontre que les propriétés sont accessibles aux résidents de la grande région de Québec. En effet, 84 % des 18-34 ans qui ont acheté leur première maison dans la RMR de Québec ont obtenu leur hypothèque dès leur première demande. Aussi, 71 % des premiers acheteurs font un paiement hypothécaire inférieur à 1 000 $ par mois et un ménage sur cinq a réussi à faire une mise de fonds de plus de 20 %.

Pour l’ensemble des ménages qui ont acheté depuis 2013, 77 % sont à l’aise avec leur niveau d’endettement. Ils sont 69 % à avoir choisi un taux d’intérêt fixe. Cette option est encore plus populaire auprès de la nouvelle génération d’acheteurs, qui sont 74 % à l’adopter. Quant aux ménages qui planifient d’acheter d’ici les cinq prochaines années, 70 % estiment pouvoir obtenir une hypothèque, ce qui correspond à 5 points de pourcentage de plus que la moyenne québécoise.

« Le marché de la RMR de Québec avantage les acheteurs dans leurs transactions. Les prix progressent plus lentement et les possibilités abondent dans le marché de l’immobilier résidentiel. La région est au plein emploi et les ménages ont les moyens d’accéder à une propriété adaptée à leurs besoins », déclare Yanick Desnoyers, directeur de l’analyse du marché à la FCIQ. 

La propriété existante a la cote

La propriété existante attire davantage d’acheteurs potentiels de la RMR de Québec (61 %), qui la perçoivent comme moins coûteuse qu’une propriété neuve. Sur cet aspect, les jeunes partagent l’avis de leurs aînés (62 %). La maison unifamiliale fait rêver 65 % des acheteurs potentiels et elle est le coup de cœur de 84 % des 18-34 ans. À noter que 59 % de cette génération millénaire ont déclaré préférer s’établir en banlieue plutôt qu’au centre-ville. Les ménages de la RMR de Québec prévoient débourser 268 300 $ en moyenne pour leur propriété, ainsi que 13 800 $ en rénovations.

« L’engouement pour les propriétés existantes alimente le dynamisme du secteur de la rénovation résidentielle, d’autant plus que les crédits d’impôt à la rénovation, instaurés ces dernières années, fonctionnent et ont grandement contribué à la croissance de ce secteur d’activité. L'APCHQ considère que de telles mesures pourraient être renouvelées à l’avenir, et ce, de manière permanente. L’Association propose également que soit adopté un programme similaire pour stimuler la rénovation du parc locatif privé », indique Paul Cardinal, directeur du service économique de l’APCHQ.

Les baby-boomers attirés par la location

L’enquête a permis d’observer que les ménages de 55 ans et plus ont un fort attrait pour la location (51 %) lorsqu’ils prévoient vendre leur propriété. Cette tendance s’avère plus forte dans la RMR de Québec que dans celle de Montréal (43 %) et que dans l’ensemble du Québec (42 %). Les principales raisons qui incitent les baby-boomers à vendre leur propriété sont : l’avancement en âge, le désir d’améliorer sa qualité de vie et le désir d’alléger l’entretien d’une maison.

« Les besoins de la population évoluent; de nombreux retraités souhaitent avoir moins de responsabilités et plus de liberté. Ils voient la location comme une solution pratique, surtout si l’immeuble est neuf et offre des services comme le stationnement souterrain, les ascenseurs, les salles communes. Le marché de Québec est à notre avis propice au développement de tels projets », soutient Normand Bélanger, président-directeur général du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

Autres données en rafale – RMR de Québec

  • 89 % de l’ensemble des ménages voulant acheter une propriété d’ici cinq ans se voient propriétaires occupants, alors que cette proportion est de 91 % chez les 18-34 ans.

  • 6 % des ménages veulent acheter en vue de louer leur propriété.

  • 85 % des acheteurs potentiels estiment que la garantie résidentielle est un facteur important dans le choix d’une propriété neuve.

  • Outre le prix, le principal critère de sélection d’une propriété est sa proximité du lieu de travail de l’acheteur.

  • 93 % des répondants habitent à moins de 45 minutes de leur lieu de travail.

  • 12 % des ménages propriétaires ont l’intention de vendre d’ici cinq ans.

  • 43 % des ménages prévoyant vendre leur propriété n’ont pas l’intention de faire des rénovations avant la vente.

  • 32 % des ménages qui ont fait l’achat d’une propriété au cours des cinq dernières années ont acquis une demeure de 1 000 à 1 499 pieds carrés.

  • Les ménages ayant vendu leur propriété en ont été propriétaires pendant 7,7 ans en moyenne.

À propos de l’APCHQ

Fondée en 1961, l’APCHQ est un organisme privé à but non lucratif qui a pour mission de faire valoir et développer le professionnalisme de ses 18 000 entreprises membres réunies au sein de 14 associations régionales. Grâce à son offre de services techniques, juridiques, administratifs et de formation ainsi qu’à ses interventions gouvernementales et publiques, l’APCHQ contribue à ce que ses membres puissent accroître leurs compétences et évoluer dans un environnement hautement compétitif. En outre, à l’occasion du renouvellement des conventions collectives de l’industrie de la construction, l’APCHQ a le mandat de négocier au nom de 14 500 employeurs du secteur résidentiel.  

À propos de la FCIQ

La Fédération des chambres immobilières du Québec est une association à but non lucratif regroupant les 8 chambres immobilières de la province, de même que près de 13 000 courtiers immobiliers membres. Sa mission est de soutenir les chambres immobilières du Québec dans le but de défendre, protéger et promouvoir les intérêts des courtiers immobiliers en offrant des services en matière de pratiques professionnelles, d’affaires publiques et d’analyse de marché. La FCIQ est guidée par une approche axée sur la collaboration et le partage des ressources.

À propos du Fonds immobilier de solidarité FTQ

Créé en 1991, le Fonds immobilier de solidarité FTQ contribue au développement économique du Québec en participant financièrement et stratégiquement à la réalisation de projets immobiliers rentables, créateurs d’emplois et socialement responsables en partenariat avec des leaders du secteur. Il appuie le démarrage de projets immobiliers de toutes tailles et dans toutes les régions du Québec, tant dans les secteurs résidentiels, de bureaux, commercial, institutionnel qu’industriel. Au 31 mai 2018, il comptait 46 projets en développement d’une valeur de 2,9 milliards $, 50 immeubles sous gestion, 2 millions de pi2 de terrain. 76,3 millions $ étaient voués à des projets d’habitation sociale, communautaire et abordable. Le Fonds immobilier est membre du Conseil du bâtiment durable du Canada.fondsimmobilierftq.com  

 

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