7 trucs pour vous initier au zéro déchet

Vous souhaitez réduire votre empreinte écologique, mais vous ne savez pas par où commencer? Un bon premier pas est de prendre conscience de votre empreinte carbone et de voir comment vous pouvez la réduire en posant de gestes pour tendre graduellement vers le zéro déchet. Voici donc 7 trucs qui vous aideront à y parvenir tout en économisant de l'argent, de l'énergie… et du temps!

1. Éviter le suremballage et passer au vrac

Penser zéro déchet commence au moment de faire ses achats. Il faut donc privilégier des produits avec peu ou pas d'emballage ou encore des produits dont les emballages sont composés d'une seule matière. Par exemple, une baguette est plus attirante lorsqu'on la voit dans un emballage mi-plastique mi-papier, mais ce dernier est ô combien plus difficile à recycler parce qu'il est composé de deux matières collées.

Si l'achat en vrac peut sembler compliqué à première vue, on réalise rapidement qu'il ne suffit que d'un peu de planification pour intégrer cette pratique écologique à ses habitudes. Devant l'engouement que représente le zéro déchet, les épiceries du genre se multiplient au Québec, notamment à Montréal et à Brossard avec Loco, à Québec avec La Récolte et à Sherbrooke avec Le Silo. À notre grand bonheur, quelques plateformes recensent d'ailleurs les épiceries zéro déchet, dont Les pages vertes et Circuit zéro déchet! Et s'il n’y a pas d'épicerie zéro déchet près de chez vous, vous pouvez toujours suggérer à votre épicier d'ajouter une section de vrac à son magasin, ou privilégier les produits les moins emballés et apporter vos contenants pour les produits en vente au comptoir, à la boulangerie, à la charcuterie ou à la poissonnerie, par exemple. Plus les clients leur en parleront, plus les épiciers seront portés à faire ces ajustements rapidement!

En parallèle, d'autres initiatives comme celle de NousRire voient également le jour pour repenser la consommation. Il s'agit d'un groupe d'achat d'aliments en vrac biologiques et écoresponsables présent dans plusieurs régions de la province.

2. Éviter les produits à usage unique

Pour tendre vers le zéro déchet, il faut éviter d'acheter des objets qui ne servent qu'une ou quelques fois. Ça tombe sous le sens quand qu'on y pense, mais il faut tout de même faire quelques efforts pour les éviter... et les refuser. Ici, on pense aux bouteilles d'eau individuelles, aux rasoirs jetables, aux lingettes démaquillantes ou nettoyantes, aux pailles, aux cotons-tiges, etc. Pour éviter les déchets, optez pour les bouteilles réutilisables, les essuie-tout lavables, les feuilles de cuisson réutilisables de type Parchminum comme celles de l'entreprise québécoise Cookina, les tampons démaquillants lavables et produits d'hygiène féminine de Höm par Omaïki, etc.

Une habitude facile à adopter sur l'heure du lunch est de mentionner que vous n'avez pas besoin d'ustensiles en plastique lorsque vous sortez chercher un plat à emporter, de refuser que votre repas soit placé dans un sac s'il est déjà dans un emballage ou un contenant et, même, de proposer à votre resto préféré de mettre votre portion dans votre plat réutilisable.

3. Prioriser l'achat de biens durables, réparables et réutilisables

Une autre idée pour faire un pas dans la bonne direction est d'acheter des produits durables et réparables. Vos chaussures sont abîmées? Faites un tour chez le cordonnier pour voir s'il est possible de les faire réparer et de leur redonner du lustre pour quelques dollars. On a perdu l'habitude d'avoir recours aux services des couturières, bijoutiers, réparateurs d'appareils électroniques, etc., alors qu'ils peuvent nous conseiller quand vient le temps d'évaluer s'il vaut mieux réparer ou remplacer. Les magazines de consommation peuvent aussi vous guider sur les meilleurs choix à faire lorsque vous souhaitez acheter un appareil électroménager, des articles électroniques ou un manteau d'hiver. Il est d'ailleurs prouvé que les produits de qualité supérieure permettent d'économiser à long terme même s'ils coûtent plus cher au moment de l'achat. Malgré tout, quand vient le temps d'acheter un bien, même s'il est durable, réparable et réutilisable, mieux vaut se demander si on en a vraiment besoin!

4. Commencer à composter

Vous cherchez une méthode simple et efficace pour réduire le volume de votre bac à déchets? Faites comme 37,3 % des Québécois et optez pour le compostage de vos restes alimentaires. La plupart des municipalités offrent à leurs citoyens des bacs de compostage et un service de collecte des restes de table.

Si ce service n'est pas offert chez vous, vous pouvez opter pour le compostage domestique des matières végétales en suivant ces règles de base pour composter à la maison qui vous garantiront un résultat sans odeur ou désagrément et un fertilisant sain pour votre potager. De quoi faire pousser de délicieux légumes biologiques!

5. Fabriquer ses produits ménagers et cosmétiques

Le problème avec les produits ménagers et cosmétiques, c'est qu'ils produisent, mois après mois, leur lot de contenants de plastique à mettre au recyclage. Pour contrer cette production de matière inutile, il est possible d'opter pour des produits écologiques en vrac en faisant ses achats auprès de commerçants comme Lemieux ou, pour la lessive, Bigarade. Les feuilles d'assouplisseur peuvent aussi être remplacées par une boule de laine laissée dans la sécheuse, comme celle de La Maison Lavande.

Les nettoyants tout usage sont aussi faciles à concocter.

  • 1 litre d'eau
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc

Pour éviter les produits chimiques, il est aussi possible de fabriquer son déodorant et la recette est simple et éprouvée. À faire au bain-marie ou au micro-ondes.

  • 1/2 tasse d'huile de noix de coco
  • 2 à 3 cuillères à soupe de bicarbonate de soude
  • 2 cuillères à soupe de fécule de maïs
  • 2 à 3 cm de cire d'abeille
  • 5 gouttes d'huile essentielle

Les recettes abondent sur le web et dans les groupes Facebook. N'hésitez pas à tester et à partager vos bons coups!

6. Revoir sa consommation de vêtements

Saviez-vous que la mode est la deuxième industrie la plus polluante du monde? Juste derrière l'industrie pétrolière. Et on achète en moyenne 60 % plus de vêtements aujourd'hui qu'il y a 15 ans. Pour nous aider à voir la mode différemment et à réduire notre impact sur l'environnement, de plus en plus d'entreprises québécoises voient le jour, comme Deuxième Édition qui vend des vêtements de luxe de seconde main ou Station Service qui loue des vêtements de designer pour nous aider à limiter nos achats. D'autres encore misent sur l'échange, comme le Shwap Club qui ne vend aucun vêtement, mais fonctionne selon la logique « apporte un vêtement et repars avec un autre vêtement qui répond mieux à tes besoins » et qui mise sur la qualité des pièces disponibles.

Ces nouveaux modèles d'affaires s'ajoutent aux friperies bien présentes dans le paysage.

7. Récupérer de vieux meubles ou personnaliser les siens

En matière de décoration, le vintage est revenu au goût du jour depuis quelques années si bien que ceux qui apprécient le look midcentury ont de quoi s'amuser s'ils font les boutiques de meubles usagés. Mais on devrait adopter cet état d'esprit, peu importe la déco qui règne chez soi. Un petit coup de sablage et un peu de peinture peuvent sauver bien des meubles du dépotoir. Sans oublier qu'une bibliothèque peut se transformer en meuble télé avec un peu d'imagination.

Et si vous n'avez pas l'âme d'un bricoleur, il existe une foule de brocantes qui proposent de magnifiques meubles en très bon état et à prix imbattable. Viser le zéro déchet, c'est penser seconde main aussi souvent que possible quand on doit accueillir un nouvel objet chez soi.

Bonus! Recycler dans les règles de l'art

Finalement, on pense souvent tout connaître du recyclage, mais voici un petit aide-mémoire à glisser entre les mains de vos collègues et amis. Parce qu'un petit rappel ne fait jamais de tort!

Papier et carton

  • Presque tous les papiers et cartons se recyclent. Il est donc judicieux de les déposer systématiquement dans le bac, sauf lorsqu'ils sont imbibés de gras. Ils sont alors compostables.
  • Mieux vaut défaire les boîtes avant de les mettre au recyclage, cela rend le processus de collecte et de tri plus efficace.

Plastique

  • Presque tous les plastiques identifiés par les numéros 1, 2, 3, 4, 5 et 7 sont recyclables.
  • Le plastique numéro 6, comme les petits contenants de yogourt et les couvercles de gobelets à café, n'est pas recyclable au Québec.
  • Les sacs de plastique et les emballages de plastique souple sont recyclables si vous faites un « sac de sacs ».

Verre

  • Les contenants de verre sont recyclables, avec ou sans étiquette. S'ils sont consignés, ils doivent toutefois être retournés au détaillant.

Métal

  • Presque tous les métaux sont recyclables : boîtes de conserve, couvercles, bouchons, canettes, etc. S'ils sont consignés, les contenants doivent toutefois être retournés au détaillant.
  • Les assiettes, contenants et papier d'aluminium sont recyclables même s'ils sont souillés.
  • Les aérosols ne sont toutefois recyclables que dans quelques centres de tri au Québec.

Pour finir, n'oubliez pas de séparer les matières, en vous assurant que les boîtes de biscuits sont vides, sans sac ou plateau de plastique à l'intérieur, par exemple. Pour plus d'information, visitez cet aide-mémoire de Recyc-Québec ou cet outil de Tricentris.

Se rapprocher du zéro déchet et faire sa part pour l'environnement est beaucoup plus simple qu'on peut le croire! Oui, il y a quelques petits gestes à adopter au quotidien et certaines habitudes sont tenaces, mais tout ça en vaut la peine! Et ce n'est pas seulement bon pour la santé de la planète. C'est aussi bon pour votre bien-être… et pour votre portefeuille!

À votre tour de faire la différence!

Sources

Le Fonds s'engage dans une transition énergétique juste

On s'engage à prendre part aux efforts collectifs pour protéger la planète avec vous. Nous avons un plan pour réduire les gaz à effet de serre et freiner les changements climatiques, et nous entendons:

  1. Réduire l'empreinte carbone de nos investissements.
  2. Accompagner les entreprises dans la transition en ce qui concerne tant les risques que les occasions d'affaires.
  3. Investir dans une économie faible en carbone, en étudiant les possibilités d'investissement dans des domaines prometteurs tels que l'efficacité énergétique et la mise au point de nouvelles technologies.
  4. Agir en leader de la transition énergétique juste et agir comme catalyseur du dialogue entre les principaux intervenants socioéconomiques, soit les entreprises, les syndicats, les gouvernements et les collectivités locales.

Le Fonds s'engage également à ne financer aucun projet d'exploration ou d'exploitation d'hydrocarbures au Québec.

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