Se lancer en affaires avec 20 $

Quand vous étiez jeune, au lieu de décorer les murs de votre chambre avec des affiches de Céline Dion ou de Vincent Lecavalier, aviez-vous installé un buste d’Alexandre Taillefer ?

Est-ce que votre kiosque de limonade était assez impressionnant pour être en vedette à Tout le monde en parle ?

Est-ce que le plus beau cadeau que vous pourriez recevoir pour Noël, c’est un porte-carte d’affaires rétro, embossé avec votre prénom ?

Dans ce cas, c’est très possible que vous ayez la fibre entrepreneuriale.

Si le défi d’être votre propre patron vous parle, cet article est pour vous. On vous propose ici cinq outils pour soutenir le lancement de votre entreprise, question de devenir le prochain magnat du milieu des affaires québécois (rien de moins).

1– Le sociofinancement – Gratuit

Si vous avez eu l’idée du siècle, mais que vous n’avez pas une cenne, le sociofinancement est peut-être la solution. Des sites comme Kickstarter, Indiegogo et leur équivalent québécois, La Ruche, vous permettent de faire voir votre projet et d’amasser des contributions en échange d’une promesse de produit à venir.

Tant qu’à être sur le sujet du sociofinancement, voici quelques clés pour vous aider :

  1. Ayez un objectif réaliste (non, vous n’amasserez pas des millions). Un projet avec un objectif atteignable a plus de chance d’attirer les contributions que si le montant identifié est démesuré.
  2. Optez pour un traitement visuel qui punch. Les vidéos bien réalisées ainsi que des photos convaincantes sont vos meilleures alliées.
  3. Ayez plusieurs paliers de contribution (six à huit). Sur le nombre, assurez-vous que les premiers sont très abordables – c’est avec de 1 $ et des 5 $ qu’on bâtit sa mise de départ.
  4. N’attendez pas que l’argent tombe du ciel. Augmentez la visibilité de votre projet grâce aux médias sociaux et, pourquoi pas, aux médias en lien avec votre projet.
  5. Prévoyez les frais d’utilisation : la plateforme de sociofinancement conserva un léger pourcentage de toutes les sommes amassées.

2– Le nom de domaine – De 5 $ à 10 $ environ

Si vous comptez rouler votre bosse, un site Web est un incontournable. Qui dit site Web, dit nom de domaine. Et qui dit nom de domaine, dit mon-dieu-est-ce-que-je-prends-un-point-ca-ou-un-point-com.

Les noms de domaine se vendent à des prix très variables, en fonction de certains critères :

  • Popularité : Les entreprises qui vendent les noms de domaine estiment la popularité d’un nom de domaine pour en fixer le prix. Plus un nom de domaine est en demande ou a de chance de le devenir, plus il sera coûteux.
  • Extension de nom de domaine : Les noms de domaine .com et .ca sont les plus répandus au pays. Ils ne sont pas nécessairement les moins coûteux, mais sont plus abordables que des noms de domaine plus spécialisés (ex : .tv).
  • Renouvellement ou premier achat : Certains registraires de nom de domaine vous offriront une promotion lors votre premier achat, mais augmenteront le prix lors du renouvellement (ils sont futés ces registraires). Gardez l'œil ouvert, n’hésitez pas à magasiner.

Dans tous les cas, en faisant quelques efforts, il est possible de trouver un domaine au prix et au nom intéressants. Assurez-vous que le nom soit facile à retenir et qu’il ne contienne pas un involontaire jeu de mots douteux.

3– Le site Web – Jusqu'à 10 $

Une fois le nom de domaine acheté, il est possible de réaliser votre site Web pratiquement sans frais.

Des plateformes comme Wordpress, Wix ou Joomla sont faciles à utiliser et proposent de nombreux gabarits de site Web gratuits. Même si certaines fonctionnalités peuvent être réservées aux versions premium (qui sont payantes), la plupart des thèmes gratuits permettent de créer un site Web d'allure professionnelle sans avoir à sortir d'argent de ses poches.

Prévoyez quelques dollars par mois pour l’hébergement du site Web.

4– Les boutiques virtuelles – Gratuit

Si vous lancez une entreprise qui distribue des produits, l’ouverture d’une boutique virtuelle plutôt que physique est une bonne solution.

Les sites Web bâtis avec des logiciels libres (open-source), comme Wordpress ou Joomla, par exemple, vous donnent la possibilité de monter gratuitement des magasins en ligne.

Si vous sentez que votre volume de vente est assez important, d’autres options plus professionnelles, comme Shopify ou Squarespace, pourraient commencer à devenir plus intéressantes. Notez que ces solutions coûteront quelques dizaines de dollars par mois.

Dans tous les cas, une boutique en ligne a l’avantage considérable de vous permettre de tester le marché sans engendrer des frais de loyer ou d’aménagement. Important : n’oubliez pas de promouvoir votre boutique. Vous avez beau organiser le party le plus fou de l’année, si vous n’envoyez pas d’invitation, il n’y aura pas grand monde.

5– Les services d’impression de cartes d’affaires en ligne – De 15 $ à 20 $

On pense parfois que les cartes d’affaires, c’est aussi dépassé que le spray net et les cheveux gaufrés tenus en place par une pince en forme de papillon. Mais bien exécutées, vos cartes peuvent vous apporter encore plus de visibilité tout en marquant l’imaginaire de vos clients potentiels (ce qui n’est pas peu dire). Voici d’ailleurs quelques exemples, convenant à tous les budgets, qui peuvent vous inspirer.

Côté pratique, de plus en plus d’entreprises qui impriment des cartes permettent de développer le design de vos cartes sur leur site Web. Plusieurs modèles personnalisables de cartes professionnelles et d’autres outils promotionnels sont également disponibles afin de vous faciliter les choses. C’est tu pas beau la vie ?

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En terminant, si jamais vous mettez en pratique ces conseils et que vous devenez une personne d’affaires accomplie, dites-le-nous. On vous fera le high five du succès.

Boulot