​REER ou CELI : lequel choisir?

Où placer son argent? REER ou CELI, lequel est le meilleur pour vous? On décortique ces deux outils pour vous aider à y voir plus clair.

Disons que vous avez accumulé un montant que vous souhaitez mettre de côté. La grande question se présente : est-il mieux de mettre votre argent dans un REER ou un CELI? Est-ce que l’un est préférable à l’autre?

Sans qu’il y ait de réponse unique au questionnement, ce que vous souhaitez faire avec cet argent aura un impact sur le type de placement que vous effectuerez. Pour y voir plus clair, voici l’ABC des différences entre le REER et le CELI.

C’est d’abord une question d’économies d’impôt...

Dans les deux cas, la question est de savoir comment épargner le plus intelligemment possible en minimisant les impacts fiscaux.

Le REER permet d’épargner pour la retraite en remettant à plus tard l’impôt à payer sur l’argent que vous mettez de côté. Dès que vous encaisserez votre REER, vous devrez payer l’impôt sur l’ensemble du montant retiré.

Le CELI, comme son nom le dit, est un compte d’épargne libre d’impôt. Les intérêts que votre placement générera ne seront donc pas imposables.

... Et une question de souplesse

Si votre objectif d’épargne est de faire l’achat d’une maison ou d’effectuer des rénovations, le CELI est un type de placement intéressant parce qu’il permet d’avoir facilement accès à vos économies. Et le plus beau, c’est que vos droits de cotisation ne sont pas perdus. Vous pourrez les récupérer à compter de l’année suivante.

Le REER rend aussi possible l’utilisation de son argent pour faire l’achat d’une première maison. C’est ce qu’on appelle le RAP (ou Régime d’accession à la propriété). Avec le RAP, chaque conjoint peut utiliser jusqu’à 25 000 $ de ses REER pour faire l’achat d’une propriété. C’est un peu comme si vous vous prêtiez de l’argent à vous-même. Toutefois, pour ne pas payer d’impôt sur ce montant, vous devez remettre l’argent dans votre REER. Puisque vous avez 15 ans pour le faire, le remboursement annuel devra minimalement être équivalent au 1/15 du montant total retiré. Par exemple, si vous avez retiré le maximum de 25 000 $, vous devrez rembourser un minimum de 1 666,67 $ annuellement.

Y a-t-il un montant maximal de cotisation?

On peut cotiser au CELI dès l’âge de 18 ans. À la fin de l’année 2017, la cotisation annuelle permise était de 5 500 $. Mais vous pouvez investir toute la somme des cotisations permises annuellement depuis la création du programme en 2009. Exemple : si vous aviez 18 ans ou plus en 2009, vous avez donc accumulé, en 2017, l’équivalent de 52 000 $ en droits de cotisation. Il ne tient qu’à vous d’en tirer profit.

En ce qui a trait au REER, toute personne qui déclare des revenus a le droit de cotiser. Les droits de cotisation représentent 18 % de votre revenu annuel gagné l’année précédente, jusqu’à un maximum de 26 010 $ pour l’année 2017. Tous vos droits inutilisés des années passées s’accumulent.

Par contre, sachez que si vous dépassez les limites de cotisations prévues pour le REER ou le CELI, une pénalité de 1 % par mois vous sera chargée sur les cotisations excédentaires versées.

Est-ce que ces deux types de placements sont comparables?

Le CELI comme le REER permettent différents types de placements, les plus fréquents étant les CPG, les obligations, les actions, les fonds communs de placement, etc.

Pour la plupart des spécialistes, il est clair que plus nos revenus augmentent, plus le REER traditionnel est intéressant. Comme on le souligne au début, c’est une question de déduction fiscale. C’est pourquoi le REER demeure, pour la grande majorité de la population, le meilleur moyen d’épargner en vue de grands investissements comme la retraite, ou l’achat d’une maison ou d’un condo.

Mais si, en plus des avantages fiscaux ordinairement consentis, un REER vous offre 30 % d’économies d’impôt de plus comme celui offert au Fonds vous offre 30 % d’économies d’impôt de plus, alors là, ça devient un outil d’épargne incroyablement puissant. Pourquoi? Parce qu’il vous permet d’épargner encore plus tout en bénéficiant sensiblement des mêmes avantages.

Combien de plus? Faites un calcul rapide : si vous investissez, disons, 5 000 $ dans le REER+ au Fonds, vous bénéficiez d’une déduction REER de base de 1 856 $*, en plus de 1 500 $ d’économies d’impôt supplémentaires.

Ce qui revient à dire que votre REER de 5 000 $ ne vous coûte en réalité que 1 644 $ au lieu de 3 144 $ avec un REER ordinaire.

Alors, REER ou CELI?

Tout dépend de vos objectifs et de la fenêtre de temps devant vous avant d’avoir besoin d’accéder à votre argent. Mais une chose est sûre : REER pour REER, le REER+ au Fonds pourrait être la meilleure solution pour vous. Car, en plus de vous permettre d’épargner davantage qu’un REER ordinaire, vous contribuez à faire grandir toute l’économie du Québec.

*Exemple basé sur l’année d’imposition 2017, pour une personne avec un revenu imposable de 50 000 $ ayant un taux d’imposition marginal de 37,12 %. Les montants calculés sont des estimations qui peuvent varier selon votre situation fiscale. Les crédits d’impôt accordés aux actionnaires du Fonds de solidarité FTQ sont de 15 % au Québec et de 15 % au fédéral. Ils sont limités à 1 500 $ par année fiscale, ce qui correspond à l’achat d’actions du Fonds de solidarité FTQ d’un montant de 5 000 $. Veuillez lire le prospectus avant d’acheter des actions du Fonds de solidarité FTQ. Vous pouvez vous procurer un exemplaire du prospectus sur le site Web fondsftq.com, auprès d’un responsable local ou aux bureaux du Fonds de solidarité FTQ. Les actions du Fonds de solidarité FTQ ne sont pas garanties, leur valeur fluctue et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement dans l’avenir.

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