Changement de carrière : Elles ont fait le saut, aujourd’hui elles témoignent

​Le bonheur professionnel ne passe pas toujours par une augmentation de salaire. Parfois, un changement de carrière s'impose. Si vous êtes à la croisée des chemins, voici un conseil : écoutez-vous. Oui, ça donne le vertige, mais pas de panique! Tout est possible quand vous êtes entouré, préparé et, surtout, inspiré.

S'inspirer du vécu des autres est souvent un bon point de départ vers la réalisation de ses projets. C’est pourquoi Catherine, Kristine et Andréanne, trois professionnelles qui ont osé réorienter leur carrière, ont accepté d'échanger quelques mots avec nous.

Jeune femme dans une bibliothèque, en train de penser à son avenir.

Catherine, de la vie d'employée à celle de travailleuse autonome

Pour Catherine, faire un choix de carrière a été quelque peu mouvementé. Elle a d'abord commencé le cégep dans un programme général, en sciences de la santé, pour ensuite s'orienter vers le profil politique, puis terminer en sciences humaines. Une fois à l’université, c'est le chemin des communications qu'elle a suivi, en passant par HEC Montréal. Son plan : prendre le relais de l’entreprise familiale. Et elle y parvient! Mais très vite, un besoin de liberté la rattrape.

« Je me suis vite rendu compte que la recherche marketing était un domaine très utile, mais très solitaire, et que j’avais besoin de voler de mes propres ailes. C’est ainsi que je suis partie travailler en agence ».

Elle a décroché un nouveau poste intéressant où elle a peaufiné son expertise. Mais se sentant très limitée en termes de tâches, Catherine en vient à se lancer à la pige, en tant que travailleuse autonome.

Un grand saut auquel elle s'était bien préparée, en se créant notamment un coussin de sécurité financière grâce à quelques mandats signés lorsqu'elle était encore en agence. Même si un tel changement reste toujours stressant, Catherine assure que la clé de la réussite, pour elle, a été de réseauter et de toujours être en mode prospection. Aujourd'hui, le stress a laissé place au bonheur.

« Je suis nettement plus heureuse maintenant. Sans dire que je ne retournerai jamais en agence ou en entreprise, me lancer en affaires m’a permis de m’épanouir. »

Petite fille déguisée en policière.

Kristine, de la maîtrise en communications à l'information policière

Pour Kristine, le chemin semblait tracé d’avance. Depuis les bancs de l’école secondaire, sa personnalité extravertie l'avait destinée à aller vers les communications et les médias. Ayant cumulé plusieurs expériences dans son baluchon, un baccalauréat et une maîtrise pratiquement achevée, elle se voyait déjà devenir LA grande patronne d’une agence renommée.

Seulement, le doute s'est installé en elle lorsqu'elle a commencé à travailler à temps plein en tant que chargée de projets numériques, tout en poursuivant ses études.

« Je me suis rendu compte qu’on était beaucoup à avoir les mêmes aspirations, les mêmes rêves. J’ai quand même fait mes cours, comme une grande, même si je commençais à avoir un mauvais sentiment. »

Ce n’est qu'après la rédaction de 75 pages de son mémoire, tout près du but, qu’elle dit avoir craqué, s'être questionnée et ne pas avoir été jusqu'au bout de sa maîtrise. Son constat : son besoin de se sentir utile était prédominant.

Kristine a alors pris sont courage à deux mains et a fait un virage à 180 degrés pour s'orienter vers un domaine dans lequel elle travaillait depuis ses 18 ans et qui lui plaisait tant : la sécurité. Elle a considéré la formation de policière, mais en raison de ses dettes d'études, elle s'est finalement orientée vers un AEC en répartition 911, une formation moins coûteuse.

Dès son entrée dans le programme, elle a tout de suite eu la piqûre et le sentiment d’enfin aider les gens. Aujourd'hui, elle dit avoir un excellent poste qu’elle n’échangerait pour rien au monde!

« Non seulement j'ai de meilleures conditions de travail, mais je me sens accomplie. De plus, il y a des possibilités d'avancement. Que demander de plus? »

Jeune femme souriante en train de travailler derrière son ordinateur dans un café.

Andréanne, se réinventer en passant de l'enseignement au numérique

Après des études collégiales en sciences humaines et une année sabbatique à travailler dans l’Ouest canadien, Andréanne a fait son choix : ce sera l’enseignement! C'était sa vocation.

Après quelques moments personnels difficiles, une envie de vivre ses passions à 110 % et de savourer chaque jour a toutefois grandi en elle. C'est pourquoi, après cinq ans à titre d'enseignante, elle a décidé de ne pas accepter une autre poste et de se diriger vers de nouveaux horizons.

« J'ai réalisé que trop de choses m'intéressaient dans la vie pour que je reste enseignante durant 30 ans. Ayant touché à la publicité et au marketing lors de mon passage à l'université plus jeune, l'idée de pousser mes connaissances dans ce domaine m'interpellait. »

Par l'entremise d'une amie, elle trouve un emploi dans une compagnie de commerce électronique. De là est née une passion pour le numérique. Autodidacte et débrouillarde à ses débuts, elle se sent vite dépassée par la technologie qui évolue à vitesse grand V. Elle se sert alors de la fin d'un contrat professionnel pour se lancer dans une formation de deuxième cycle en marketing numérique.

Effrayée au début, avec quelques économies et l'appui de son conjoint, Andréanne fait finalement le pas et poursuit aujourd'hui son parcours afin d'obtenir son diplôme. Et malgré les hauts et les bas que peuvent parfois comporter un retour aux études, s'il y a bien une chose de certaine pour Andréanne, c'est son épanouissement.

« Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse et fière d'avoir emboîté le pas. Je crois que retourner à l'école en étant plus âgée et plus mature, tout en ayant davantage d'expérience professionnelle, facilite grandement mon processus. Je suis vraiment plus motivée aujourd'hui que lors de mon passage à l'université au début de ma vingtaine. »

Bilan des rencontres

Avec beaucoup d'humanité et d'ouverture, ces trois jeunes femmes ont eu la générosité de partager leur réorientation de carrière. Kristine a même soulevé un point important portant à réflexion.

« Nous passons quand même plus de la moitié de notre vie au travail, alors c'est important d'aimer ce qu'on fait. Sinon, c'est notre humeur à la maison et avec notre entourage qui s'en trouve affectée. »

N’oubliez pas que le salaire et les études universitaires ne devraient pas être vos seuls critères à considérer quand il s'agit de (ré)orienter votre carrière. Des programmes financiers, comme le REEP, existent pour vous aider à mener à bien votre projet et de nombreuses formations sont offertes sur le marché. Il ne vous reste plus qu'à croire en vos rêves et à vous lancer!

Boulot