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Le Québec Inc. : en mode acquisitions !

Commentaire de Gaétan Morin, premier vice-président au développement corporatif et investissements, Fonds de solidarité FTQ1. Lorsqu’une entreprise québécoise passe à des intérêts étrangers, cela peut parfois se traduire par des pertes d’emplois et une diminution des retombées socioéconomiques positives engendrées par la présence de sièges sociaux ou de centres décisionnels au Québec. Or, en 2012, les entreprises québécoises ont réalisé 29 acquisitions à l’étranger (pour une valeur de 11,9 milliards $) ; au cours de la même période, 11 sociétés québécoises ont été achetées par des étrangers (des transactions totalisant 2,5 milliards $).

Donc, pour chaque entreprise québécoise acquise par des intérêts étrangers, nous en achetons 2,6. C’est un constat qui rend compte du dynamisme des entreprises québécoises.

L’importance de l’accès aux capitaux

Le Québec est bien positionné dans l’écosystème financier actuel, mais les acquisitions exigent des capitaux. Une baisse des niveaux d’investissement dans les entreprises pourrait avoir des conséquences regrettables, comme réduire le rythme des acquisitions à la faveur des « prédateurs » étrangers, et surtout entraîner le départ de centres décisionnels, dont la présence est primordiale pour l’économie du Québec.

Le Fonds de solidarité FTQ, avec son capital patient, est là pour soutenir les entreprises québécoises dans leur croissance.

  1. M. Morin a fait une tournée au Québec au cours du dernier exercice pour souligner, notamment, l’importance pour nos entreprises québécoises d’être bien capitalisées afin d’éviter de devoir réduire le rythme des acquisitions à la faveur des entreprises étrangères, ce qui pourrait entraîner le départ de centres décisionnels importants.