FONDS de solidarité FTQ

rapport annuel et
de développement durable 2012

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Table des matières
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notre impact environnemental

s'améliorer au quotidien

Notre volonté d'améliorer notre efficacité environnementale tous les jours porte fruit. De meilleures pratiques environnementales et des gestes quotidiens contribuent à réduire notre empreinte écologique et s'avèrent très positifs, car ils mobilisent un nombre de plus en plus important d'employés qui ont à coeur le respect de l'environnement, au Fonds et à la maison.

Pour l'exercice qui s'est terminé le 31 mai 2012, nous nous étions fixé plusieurs objectifs ambitieux. Ils étaient liés à la réduction des impacts sur l'environnement que cause l'exploitation directe de notre organisation, qui se déroule principalement au siège social à Montréal. Lorsque nous faisons le bilan et évaluons les efforts déployés et leurs résultats, nous constatons que le Fonds de solidarité FTQ a fait, au cours de l'exercice, une progression dans la plupart des domaines qui touchent à l'environnement.

Le comité Vert a poursuivi ses efforts de sensibilisation auprès des employés afin de les inciter à modifier certains gestes et d'aider ainsi l'organisation à réduire encore plus son impact sur l'environnement. Notons, entre autres, la participation des employés à différentes activités organisées par le comité Vert, en collaboration avec divers organismes, comme la quatrième campagne Défi Climat, la conférence sur la gestion des matières résiduelles et des kiosques d'information sur le transport durable, dont un atelier Vélo-Boulot animé par Vélo Québec.

L'énergie

Électricité

Durant le dernier exercice, nous avons réussi à réduire notre consommation d'électricité de 8 % comparativement à l'exercice précédent : nous avons en effet consommé 22 334 GJ (6 204 000 kWh) d'électricité1, comparativement à 24 276 GJ (6 743 200 kWh) au cours de l'exercice précédent.

Cette amélioration est principalement attribuable à l'installation de luminaires beaucoup plus performants. Ce changement permettra au Fonds de réaliser d'importantes économies annuelles, de 1 318 GJ selon les estimations d'Hydro-Québec, soit de près de 6 % (selon la consommation du dernier exercice). Puisque ce changement a été terminé en cours d'année, la réduction de la consommation d'électricité pour l'exercice terminé le 31 mai 2012 est estimée à 1 100 GJ. Cette réduction engendre également une réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) de deux tonnes équivalent CO2.

L'optimisation des systèmes de ventilation de notre édifice et un suivi en continu des différents systèmes mécaniques de l'édifice du siège social ont permis d'améliorer l'efficacité de ces systèmes ainsi que notre consommation d'électricité.

  1. 1.

    La consommation d'énergie mesurée correspond à la quantité d'énergie réellement consommée dans l'édifice au cours du dernier exercice, c'est-à-dire l'énergie qui a été facturée par les fournisseurs.

L'énergie (SUITE)

Gaz naturel

La consommation de gaz naturel de l'édifice du siège social a été réduite de 68 % (708 GJ durant le dernier exercice, comparativement à 2 181 GJ durant l'exercice précédent). Cette réduction est principalement attribuable à deux facteurs : l'utilisation accrue de la nouvelle thermopompe, qui permet de récupérer une très grande partie de l'énergie servant à la climatisation et de combler la majeure partie des besoins de chauffage de l'édifice, et un hiver relativement plus doux (diminution des degrés-jour de chauffage).

Cela a aussi donné lieu à une réduction des émissions de GES, puisque nous avons diminué de façon importante notre consommation de gaz naturel.

Mazout et propane

La consommation de mazout reste plutôt stable au fil des ans, avec un total de 121 GJ pour chacune des trois dernières années. Pour ce qui est du propane, notre consommation a été de 14 GJ pour le dernier exercice, comparativement à 11 GJ pour l'exercice précédent. Ces deux sources ne fournissent qu'une très faible partie de l'énergie utilisée au siège social.

Au cours du dernier exercice, nous avons donc amélioré notre efficacité énergétique de 12 % comparativement à l'exercice précédent, quand on la mesure au moyen du calcul de consommation d'énergie ajustée1.

  1. 1.

    La consommation d'énergie ajustée tient compte de la variation de la température d'une année à l'autre. Elle correspond à ce qu'aurait été la consommation d'énergie si la température avait parfaitement coïncidé avec la moyenne des températures de 1971 à 2000. Il s'agit de la référence à partir de laquelle les consommations d'énergie annuelles sont ajustées. Bref, les écarts de température d'une année à l'autre sont annulés, puisque la consommation est établie à partir de la même référence de température. Il devient donc possible de déterminer si notre efficacité énergétique s'améliore.

L'eau

La consommation d'eau, 32 200 mètres cubes au cours de l'exercice, a augmenté d'environ 4 % comparativement à celle de l'exercice précédent, car nous avons dû utiliser davantage le système d'humidification de l'édifice. Nous avons modifié les paramètres de ce système afin de réduire la quantité d'eau qu'il utilise, sans diminuer le confort des occupants.

Par contre, l'installation d'économiseurs d'eau plus performants sur les robinets des cuisines et des salles de bain a permis des baisses de consommation liée à ces appareils de l'ordre de 30 %.

Notons que notre consommation d'eau est uniquement attribuable à des besoins domestiques. De plus, les eaux usées sont acheminées à l'égout. Le Fonds ne rejette d'ailleurs aucune matière résiduelle dans l'environnement. De plus, le Fonds n'a reçu aucune amende ni sanction sur le plan environnemental.

Les matières premières et recyclées

Avec la mise en place de mesures qui visaient principalement à réduire notre consommation de papier et d'autres matières (cartouches d'encre, papier à main et papier hygiénique, fournitures de cuisine), nous avons diminué notre consommation de 13 % comparativement à l'exercice précédent (145 tonnes comparativement à 166 tonnes). De plus, nous avons maintenu notre pourcentage de matières consommées provenant de matières recyclées à 94 %.

Durant le dernier exercice, afin de poursuivre la réduction de notre consommation de papier, le Fonds a pris un virage vert en ce qui concerne la diffusion des informations sur le plan environnemental qui sont destinées aux employés : celles-ci sont maintenant publiées sur l'Intranet.

Le Fonds de solidarité FTQ fait également des efforts pour que les informations utiles à nos responsables locaux (RL) soient envoyées par voie électronique et non en format papier. Nous avons aussi conçu des applications électroniques pour nos actionnaires, dont l'adhésion en ligne.

Une politique
d'approvisionnement
responsable
détails

Une politique d'approvisionnement
responsable

En tant que citoyen responsable, le Fonds encourage l'approvisionnement régional et local. Il privilégie les fournisseurs ayant de saines pratiques sociales et environnementales, et tient compte de leur efficacité environnementale et des caractéristiques environnementales de leurs produits et services, suivant la règle des 4RV : réduire la consommation, réutiliser les produits, récupérer les produits, recycler les produits et valoriser les matières résiduelles.

Les matières résiduelles

Les entreprises québécoises doivent maintenant se conformer à la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et au Plan d'action 2011-2015 qui en découle1. Ce plan établit des objectifs précis en ce qui a trait à la gestion des matières résiduelles, soit une mise en valeur de 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduel ainsi que de 60 % des matières organiques.

Soucieux d'atteindre ces objectifs et de réduire ainsi la quantité de déchets envoyés dans des sites d'enfouissement, le Fonds a demandé la réalisation d'une étude de caractérisation des déchets de son siège social. C'est une procédure essentielle pour que nous puissions évaluer notre situation selon les critères gouvernementaux.

Cette étude avait pour objectifs de :

  1. -

    déterminer la quantité et la composition des matières résiduelles produites au siège social, en détaillant cette information pour chacun des secteurs d'origine et des voies de collecte;

  2. -

    mesurer le taux de récupération;

  3. -

    comparer les résultats au Plan d'action 2011-2015 du gouvernement;

  4. -

    recommander des actions concrètes pour améliorer le programme de récupération déjà en place.

  1. 1.

    Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (2010). Politique québécoise de gestion des matières résiduelles - Plan d'action 2011-2015, 34 pages, http://www.mddep.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/presentation.pdf.

Les matières résiduelles (suite)

Les résultats montrent que les taux de récupération pour le papier de bureau, le papier mélangé et le carton sont respectivement de 98 %, de 84,7 % et de 89,6 %, ce qui dépasse les objectifs du Plan d'action 2011-2015. Le taux de récupération du verre est presque atteint, mais ceux du plastique, des métaux et des résidus putrescibles sont présentement en deçà des objectifs du Plan.

Durant le dernier exercice, nous avons augmenté de 35 % la quantité de matières recyclées (70 tonnes), comparativement à l'exercice précédent (52 tonnes).

Durant le dernier exercice, le comité Vert a diffusé beaucoup d'information sur la gestion des matières résiduelles, grâce, entre autres, à des midi-causeries et au bulletin Info environnement. Il y a par exemple été question de changements visant la réduction des matières résiduelles à la source, comme l'élimination des verres en plastique ainsi que des verres à café et de leurs couvercles et porte-gobelets. D'autres actions concrètes sur ce plan verront le jour durant le prochain exercice.

À la suite de la mise en place de ces différentes mesures, et grâce à des actions de sensibilisation auprès des employés et des locataires de l'édifice de son siège social, le Fonds de solidarité FTQ vient d'obtenir la certification de niveau 2, Mise en oeuvre, du programme ICI ON RECYCLE!; Recyc-Québec reconnaît ainsi les efforts déployés par le Fonds pour faire une saine gestion des matières résiduelles à son siège social.

Le transport durable

Durant le dernier exercice, plusieurs projets ont été mis sur pied afin que les employés du Fonds puissent davantage privilégier l'utilisation du transport collectif et du transport actif (vélo et marche). Nous avons organisé plusieurs kiosques d'information, en collaboration avec le Centre de gestion des déplacements, un organisme à but non lucratif spécialisé en transport durable. Parmi les différents sujets abordés, notons :

  • - les avantages de l'utilisation du transport collectif et actif;
  • - l'utilisation et la promotion du covoiturage;
  • - la promotion du programme Transport collectif Je l'essaie1;
  • - l'utilisation des vélos BIXI.

Le Fonds offre des programmes incitatifs à ses employés pour les encourager à utiliser le transport collectif pour se rendre au travail. Pour les déplacements reliés au travail, de nouvelles mesures ont été mises de l'avant pour favoriser le transport collectif afin de diminuer le nombre de kilomètres parcourus en voiture et de réduire ainsi les émissions de GES.

  1. 1.

    Ce programme permet aux employés qui se déplacent seuls en voiture de faire l'essai du transport collectif (autobus, métro, train de banlieue) pour se rendre au travail pendant trois mois à prix réduit.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

La quantité totale de GES émis au cours du dernier exercice a été de 1 015 tonnes, comparativement à 1 057 tonnes pour l'exercice précédent1.

Comme le montre le tableau ci-dessous, ces émissions sont principalement attribuables au transport d'affaires du Fonds (avion, voiture et taxi). Le transport d'affaires est également responsable de la presque totalité des 4 tonnes d'émissions de polluants atmosphériques de l'exercice : NOx (oxydes d'azote), SOx (oxydes de soufre), matières particulaires 10 et COV (composés organiques volatils).

Les émissions
de gaz à effet
de serre (GES)

voir le tableau
  1. 1.

    Pour les émissions de GES associées à l'électricité, Hydro-Québec publie un facteur d'émission pour l'année civile (1er janvier au 31 décembre). Ce facteur n'étant pas disponible pour la période de janvier à mai lorsque nous produisons notre rapport annuel, nous devons utiliser le facteur d'émissions de l'année précédente.

    Il y a une réduction des émissions de GES par rapport à ce qui avait été publié l'année dernière, puisque le facteur d'Hydro-Québec qui avait été utilisé était de 0,013635 kg CO2/kWh comparativement au facteur réel de 2011 de 0,006501 kg CO2/kWh. Conséquemment, les émissions de GES pour la consommation d'électricité de janvier à mai 2011 ont été ajustées.