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| | HISTORIQUE Au début des années 80, le Québec traverse une difficile récession. Près du quart des jeunes sont sans emploi. Plus de 14 % de la main-d'œuvre québécoise est au chômage. Les taux d'intérêt démentiels obligent plusieurs petites et moyennes entreprises à fermer leurs portes. En avril 1982, le premier ministre du Québec, René Lévesque, lance un appel à la solidarité lors du Sommet socio-économique convoqué d'urgence à Québec par le gouvernement québécois.
Consciente de la gravité de la situation, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se dit prête à faire sa part. Louis Laberge, alors président de la FTQ, la plus importante centrale syndicale du Québec, propose à ses membres de se doter d'une nouvelle politique syndicale face aux licenciements et aux fermetures d'entreprises. « Nous devons répondre à l'urgence de l'heure chez nos membres et dans la société québécoise : le maintien et la création d'emplois, déclare-t-il. Sinon, à quoi servent les syndicats? »
Un des moyens préconisés est la création d'un fonds d'investissement de solidarité contrôlé par la FTQ. L'objectif est d'investir du capital de risque dans les PME québécoises. Dans les mois qui suivent, des professionnels de la Société de développement des coopératives et des dirigeants de la FTQ se mettent à l'œuvre. Le gouvernement du Québec exprime son appui en accordant aux futurs actionnaires du Fonds des conditions fiscales avantageuses. Il sera d'ailleurs suivi par le gouvernement fédéral quelque temps après. Le 3 mars 1983, la FTQ annonce son projet de créer le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ), une première dans les annales du monde syndical!
Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ, voit dans ce projet « une entreprise collective inspirée par l'intérêt général. Une véritable innovation sociale et économique. »
La première campagne de souscription organisée par les syndiqués de la FTQ permet de recueillir au-delà d'un demi-million de dollars en trois semaines. Une fois la campagne terminée, le Fonds se dote d'un réseau de responsables à qui il confie la souscription et la promotion des avantages du Fonds auprès des syndiqués. Cette troupe de choc deviendra l'imposant réseau des responsables locales et locaux (RL).
Depuis sa création en 1983, le Fonds a, de tout temps, été une institution ouverte sur la société. Favorisant des alliances stratégiques et des ententes de partenariat avec les plus grands acteurs de l'économie québécoise, il entend maintenir le cap sur les quatre dimensions de sa mission :
- investir dans les entreprises québécoises et leur fournir des services en vue de contribuer à leur développement et de créer, maintenir ou sauvegarder des emplois au Québec;
- promouvoir la formation des travailleurs et des travailleuses dans le domaine de l'économie et y contribuer;
- stimuler l'économie québécoise par des investissements stratégiques qui profiteront autant aux employés qu'aux entreprises;
- sensibiliser les travailleurs et les travailleuses à épargner pour leur retraite et à participer au développement de l'économie par la souscription des actions au Fonds.
- Dans l'accomplissement de sa mission, le Fonds vise à faire fructifier les épargnes que lui confient ses actionnaires et à leur procurer un rendement équitable.
En s'appuyant sur la force d'un réseau bien implanté tant au niveau local, régional, national qu'international, le Fonds de solidarité FTQ continuera à jouer un rôle majeur et crédible dans le développement de l'économie et de l'emploi au Québec, particulièrement auprès des PME, sans perdre ce qui le rend différent et ce qui fait sa force : son appartenance à la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ).
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